Dans un avis publié le 24 janvier, l'Anses recommande de proposer au niveau européen une méthode simplifiée d'autorisation des préparations de phytothérapie et d'aromathérapie en élevage, dont certaines sont aujourd'hui utilisées «en dehors du cadre réglementaire» par les éleveurs. L'agence de sécurité sanitaire suggère de les classer en trois catégories, la première étant celle des substances «non préoccupantes pour le consommateur»; elles pourraient être autorisées sans fixer de limite maximale de résidus (LMR). La seconde liste regrouperait les plantes «potentiellement préoccupantes pour le consommateur», qui devront faire l'objet d'une «évaluation au cas par cas». Enfin, dernière catégorie, celle des substances «préoccupantes», et donc «non utilisables en médecine vétérinaire». Dans son avis, l'Anses indique avoir identifié les «80 plantes et 60 huiles essentielles» les plus utilisées en élevage. Leur autorisation comme médicaments vétérinaires supposerait la définition d'une LMR, mais la réglementation européenne se révèle «peu adaptée», du fait notamment de la variabilité des préparations. L'Anses propose de faire reconnaître sa méthode au niveau européen en l'exposant dans un premier temps à l’Ema (Agence européenne du médicament).
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