Depuis 1966, l’utilisation d’engrais organiques et de synthèse a entraîné une augmentation «significative» des concentrations de microplastiques dans les sols agricoles britanniques, rapporte une étude publiée dans la revue Communications Earth & Environment le 2 janvier. «Les polymères non biodégradables destinés à être utilisés dans les engrais chimiques à libération lente et contrôlée sont des contributeurs directs à la présence de particules de microplastiques», précise l’étude. Et d’ajouter que les engrais, aussi bien organiques que chimiques, peuvent être des contributeurs indirects à la présence de microplastiques dans les sols, via «la présence de plastiques provenant des déjections animales, des aliments, des outils en plastique, ou encore des matériaux d’emballage». Soulignant les effets «négatifs» des microplastiques sur la faune, la flore et le microbiote du sol, les chercheurs estiment que «l'accumulation de microplastiques dans les sols agricoles au fil du temps représente une menace directe pour la productivité agricole et la sécurité alimentaire». Alors que les concentrations de microplastiques risquent de s’accumuler toujours plus dans les sols agricoles, les auteurs de l’étude recommandent de mieux comprendre leurs effets sur les systèmes agricoles, avec notamment des essais au champ à plus long terme.
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