Les principaux syndicats agricoles espagnols – Asaja (jeunes agriculteurs), Coag (majoritaire) et Union de Uniones de Agricultores y Ganaderos (UUAG, agriculteurs et éleveurs) – ont fortement critiqué les négociations en cours sur la réduction générale du temps de travail lancées par le gouvernement, estimant qu’elles ne tiennent pas compte des difficultés du secteur, indique le site EFE Agro le 26 juin. La colère des syndicats porte sur un texte national sachant que, en Espagne, le travail agricole est régi par des accords provinciaux: d’autres négociations spécifiques avec l’État viennent à peine de débuter à ce sujet. Asaja considère que la réforme entrainera «une forte augmentation du coût du travail et de la sécurité sociale pour les entreprises agricoles» (le salaire minimum a progressé de 54% en cinq ans). Le syndicat exige «un traitement spécial et une période transitoire aussi longue que possible pour l'entrée en vigueur de la réduction du temps de travail dans l'agriculture». Pour Luis Cortés (UUAG), il s’agit d’une «augmentation de salaire cachée» qui pourrait obérer la rentabilité de productions comme les fruits, aujourd’hui remplacés par des cultures mécanisables (amande, olive, pistache) en raison de problèmes de main-d'œuvre et de capacité à payer les salaires.
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