La commission de l’Agriculture à la chambre des représentants, à majorité républicaine, a adopté dans la soirée du 23 mai un projet sur la future loi agricole des États-Unis (Farm bill) vivement critiqué par le camp démocrate qui est majoritaire au Sénat (chambre haute du Congrès). Leurs principaux griefs portent sur la remise en cause des programmes d’aide alimentaire et des mesures de conservation de l’environnement. Pour le reste, la proposition ne révolutionne pas le dispositif de soutien en place, baser principalement sur des outils assurantiels. Le secrétaire américain à l’Agriculture, Tom Vilsack, a, lui aussi, exprimé ses réticences quant au projet sur la table, estimant qu’il remet en cause le traditionnel équilibre transpartisan et pourrait conduire à «une impasse». Il a clairement fait part de sa préférence pour les idées mises sur la table par la présidente de la commission de l’Agriculture du Sénat, la démocrate Debbie Stabenow. Celle-ci estime que le projet de la Chambre des représentants «n’a aucun avenir car il ne dispose pas du soutien nécessaire pour être définitivement validé». Elle appelle les Républicains à engager des négociations avec les Démocrates pour trouver des compromis plutôt que vouloir passer en force. Le texte ne sera de toute façon pas examiné en plénière avant le mois de septembre. Le Farm bill, la loi agricole des États-Unis, qui avait expiré fin septembre 2023 a été prolongé d’un an pour laisser le temps aux législateurs de se mettre d’accord sur une nouvelle réglementation de cinq ans. Mais avec les élections présidentielles qui approchent, la perspective d’une prolongation d’une année supplémentaire n’est pas exclue.
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