La France a pris le 1er janvier la présidence tournante de l'Union européenne, pour six mois, avec un programme ambitieux, celui d'une Europe «puissante» et «souveraine», qui risque toutefois d'être bousculé par la nouvelle flambée de Covid-19 et la présidentielle d'avril. L'Hexagone succède à la Slovénie, qui présidait le Conseil de l'UE depuis le 1er juillet, et laissera la place au second semestre à la République tchèque. La présidence semestrielle convoque les réunions des ministres, fixe l'agenda et conduit les négociations, rappelle l'AFP. La présidence française de l'Union européenne (PFUE) s'est fixé trois chantiers prioritaires: l'instauration de salaires minimum dans toute l'UE, la régulation des géants du numérique et la création d'une taxe carbone sur les produits importés en Europe en fonction de leur impact environnemental. Emmanuel Macron prône également une réforme de l'espace Schengen afin de mieux «protéger les frontières» européennes face aux crises migratoires, un sujet qui sera au cœur de la campagne présidentielle française. Il entend aussi mettre sur la table une révision des règles budgétaires – les fameux critères de Maastricht – qui encadrent les déficits européens, afin de pouvoir financer plus d'investissements européens et de croissance.
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