Dans un rapport livré cet hiver au ministère de l'Agriculture, des cabinets d'étude établissent une liste des nouveaux outils de financement pour l'agriculture, et évaluent leur maturité, estimant notamment que le «recul» sur l'intérêt des jetons numériques (token) n'est pas encore suffisant pour conseiller de les diffuser (voir notre enquête). Les auteurs proposent trois priorités pour les politiques publiques de développement de ces outils: pour «diversifier le chiffre d'affaires», ils plaident pour un financement des paiements pour services environnementaux (PSE) via la Pac; pour «renforcer les fonds propres», ils privilégient de renforcer le soutien en garantie de la BPI aux fonds coopératifs d'investissement (comme celui récemment mis en œuvre par Terrena); enfin, pour «le renforcement de la dette», trois pistes sont mises sur la table: harmoniser les critères des crédits à impact – comme ceux lancés par le groupe BPCE en 2022; renforcer les outils de fonds de dette par «de la garantie et de l'abondement»; et enfin inciter fiscalement «le fléchage de l'épargne citoyenne» vers le crowdfunding du secteur agricole. Selon les auteurs, des outils comme le crédit-bail (voir notre enquête), le crédit-cheptel ou le financement par les stocks ne nécessitent pas de soutien particulier.
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