«On est convaincus qu’il y a des opportunités pour la production méditerranéenne de plantes et fleurs coupées par rapport au modèle hollandais très productif, qui demande de forts investissements et fait appel de plus en plus à l’importation», a estimé Antoine Lamy, directeur général de Floren’Sud (créateur de bouquets, groupe Anecoop), lors d’ateliers au salon Medfel le 27 avril. D’après Laurent Ronco, directeur de l’institut de recherche Astredhor Méditerranée, environ «10% "à la louche"» des fleurs consommées en France ont été produites dans l’Hexagone. «Ça veut dire que si l’on veut satisfaire un client, il faut se démarquer de la concurrence», a-t-il souligné. Face aux volumes hollandais produits massivement sous serres chauffées et aux fleurs à bas prix venues d’Équateur, de Colombie, d’Éthiopie et du Kenya, les producteurs français peuvent jouer sur plusieurs leviers de «différenciation», a-t-il étayé. Et de lister: éventuellement le facteur prix pour les plus grosses structures, l’origine (via le label Fleur de France), les gammes innovantes, le calendrier de production (à l’image de la pivoine du Var réputée pour son aspect «primeur» sur le marché européen), ou encore les labels de qualité et environnementaux (Plante bleue, Charte qualité fleurs, bio, MPS, bas carbone, etc.).
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