À l’occasion d’un échange avec des journalistes le 14 avril, la députée de la Somme Barbara Pompili s’est dite «inquiète» du volet agricole du plan eau. «Marc Fesneau a promis aux agriculteurs qu’ils auraient le même volume d’eau à disposition, mais cela ne leur rend pas service puisque l’accès à l’eau sera restreint pour tous. Et cela veut dire que ce sont les autres secteurs qui devront faire des efforts.» L’ancienne ministre de la Transition écologique estime cependant que la teneur de l'arbitrage ne reposerait pas tant sur la personnalité du locataire de la rue de Varenne, que sur les liens historiques du ministère avec le principal syndicat agricole. «L’habitude de cogestion avec la FNSEA dure depuis trop longtemps, et montre ses limites. Mais il faut couper ce cordon pour aider l’agriculture française à évoluer plus vite, et la sauver». Alors que les critiques se multiplient de la part du syndicat majoritaire et du ministère de l’Agriculture sur l’Anses, Barbara Pompili salue la «capacité d’expertise de l’agence», et maintient que «nous avons besoin que la science reste le juge de paix». Autant de constats qui ne l’empêchent pas de considérer que «les agriculteurs français font partie de la solution» pour accélérer la transition agroécologique. «Il faut sortir des clivages pour avoir un débat politique à la hauteur de l’enjeu».
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