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Foncier : la FNSafer met à son tour en pause sa demande de loi foncière, jusqu'à la présidentielle

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En marge d'une conférence de presse le 23 février, le nouveau président de la FNSafer, Thierry Bussy, a indiqué qu'il ne souhaitait pas pousser une « grande loi foncière » d'ici l'élection présidentielle. « À la veille de l'élection, le contexte n'est pas forcément favorable. D'autant qu'en l'absence de majorité, nous ne savons pas comment le texte va s'orienter. » La fédération préfère reporter ce projet après la présidentielle. En attendant, elle soutient des propositions de loi resserrées, comme celle de Mme Rouaux sur le démembrement de propriété ou de M. Dufau sur la préemption partielle, pour laquelle la Safer espère apporter des modifications lors de son examen au Sénat. En juin, les Jeunes agriculteurs avaient aussi indiqué que la loi foncière ne faisait plus partie de leurs priorités du moment. Le président Pierrick Horel l’avait admis peu avant son congrès : « On n’a peut-être pas la capacité de porter une grande loi foncière pour le moment », avait-il reconnu le 28 mai face à la presse. Interrogée quelques mois plus tard, en commission, le 9 décembre, par le député socialiste Dominique Potier, Annie Genevard n'avait pas enterré le projet d'une loi foncière, sans toutefois s'avancer sur un quelconque calendrier : « La question foncière est une question horriblement difficile (...) Une loi foncière : quand j'aurai sorti la tête de l'eau des crises innombrables auxquelles je dois faire face, je promets qu'on y travaillera ».