À l’occasion de la mobilisation nationale des agriculteurs depuis une dizaine de jours, les agriculteurs de l’AOPn Fraises Framboises ont dévoilé dans un communiqué le 30 janvier une liste de revendications portant essentiellement sur les pesticides. À l’instar d’autres filières, ils demandent la ré-autorisation du néonicotinoïde acétamipride (interdit depuis 2018 en France), et de deux molécules aux modes d’action similaires, le flupyradifurone et le sulfoxaflor, dont l’interdiction avait été annulée par le Conseil d’État en 2022. À défaut, l'AOPn souhaite la ré-autorisation «des néonicotinoïdes pour les cultures sous abris». Elle demande «l’application draconienne» du principe européen de «reconnaissance mutuelle» pour les autorisations de mise sur le marché (AMM) de pesticides, aujourd’hui conditionné à une évaluation complémentaire si les deux États ne sont pas situés dans la même zone géographique. L’AOPn demande d’ailleurs que la France soit classée dans une zone uniquement – elle appartient actuellement aux deux zones nord et sud – au titre des AMM pesticides. Enfin, les producteurs relancent le gouvernement sur plusieurs demandes d'AMM de type 120 jours. Et de citer le Kanemite contre les acariens pour les usages fraisier et framboise, ainsi que le Santhal Gold contre phytophtora, pour usage sur fraisier.
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