La filière fruits et légumes doit se transformer collectivement pour éviter les impasses qui pèsent sur elle à horizon 2040, rapporte une étude prospective menée par le Ceresco et Agroclimat 2050, publiée le 9 septembre. Depuis plusieurs années, elle décroche face à la progression des importations, en provenance notamment de l’Espagne et du Maroc. À cette concurrence s’ajoutent, pour ne citer qu’eux, la multiplication des aléas climatiques, les restrictions de produits phytosanitaires ou encore le changement des habitudes alimentaires. Pour anticiper les évolutions de la filière d’ici quinze ans, l’étude envisage quatre scénarios. Dans le premier, le renforcement de la souveraineté alimentaire européenne conduirait à une spécialisation des bassins de production, au prix notamment d’une moindre diversité. Le second scénario, centré sur l’agroécologie, ne serait économiquement viable qu’avec un fort accompagnement des producteurs. Dans un scénario marqué par « une mondialisation accrue », la priorité serait donnée aux grandes cultures au détriment des exploitations de fruits et légumes. Enfin, dans une logique de « reconquête opportuniste », la France tirerait parti du changement climatique pour gagner des parts de marché sur ses voisins du sud. Quelle que soit la trajectoire adoptée, l’étude conclut que l’adaptation au changement climatique sera un passage obligé pour la filière.
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