A la sortie d'une réunion technique sur la réforme du dispositif de gestion des risques climatiques, organisée le 24 juin par les services de la DGPE (ministère de l'Agriculture), un désaccord se confirmait avec la FNSEA sur la mise en place du «guichet unique». Au grand dam du syndicat majoritaire, le ministère souhaiterait que l'Etat puisse rester un interlocuteur des non-assurés dans les filières où l'offre d'assurance est encore peu développée (ex. arboriculture, prairies), selon le vice-président de la FNSEA Joël Limouzin. «Ce ne serait pas un signal fort envoyé aux agriculteurs en faveur de l'assurance», regrette le vendéen. Son syndicat souhaite plutôt que les non-assurés de ces filières n'aient à choisir qu'entre les assureurs privés, agréés par les pouvoirs publics. Pour la FNSEA, le rôle de l'administration pourrait se restreindre à des filières où l'offre d'assurance n'existerait pas encore. Le dossier ne serait pas encore complètement tranché, assure Joël Limouzin. Lors de cette réunion, les discussions se sont par ailleurs poursuivies sur les pertes de qualité et les barèmes d'indemnisation, qui susciteraient au gouvernement des inquiétudes en matière de budget et de droit de la concurrence. Il fut aussi question du taux de couverture obligatoire par filière sur chaque exploitation, que le ministère souhaiterait fixer à 95% y compris pour les grandes cultures - la FNSEA demande que cette filière puisse conserver un taux de 70% pendant trois ans. Les arbitrages finaux sont attendus autour du 10-15 juillet.
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