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Gestion des risques: la Conf' dénonce un «système à deux vitesses» et un «imbroglio administratif»

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Après la Coordination rurale, la FNSEA et les JA il y a quelques jours, c'est au tour de la Confédération paysanne et du Modef de réagir aux mauvaises récoltes attendues en grandes cultures et vignes. La Conf' dénonce, dans un communiqué le 26 juillet, une gestion des risque «à deux vitesses», où les agriculteurs non-assurés sont «laissés pour compte». Pour les demandeurs d'indemnité de solidarité nationale (ISN, ex-calamités agricoles), la Conf' décrit un «imbroglio administratif tellement complexe qu'il en devient inutilisable», et des fermes exclues des assurances et de l'ISN «si elles ne jouent pas le jeu de la sur-spécialisation». Selon le syndicat, les bénéficiaires sont passés d'un «délai d'instruction moyen de 6 mois pour les calamités agricoles à plus de 15 mois avec l'ISN. La Conf' réitère sa proposition de créer un «fonds professionnel mutuel et solidaire qui ferait appel à tous les acteurs des filières alimentaires». De son côté, le Modef demande aux services préfectoraux de faire d’urgence une évaluation des dégâts sur toutes les cultures agricoles et d’accélérer les déclarations individuelles des agriculteurs sinistrés», explique le syndicat agricole, dans un communiqué de presse le 26 juillet. Le Modef demande en outre le déblocage d’«une première enveloppe de 500 millions d’euros» pour le dédommagement. Par ailleurs, le plus petit des syndicats nationaux demande à nouveau au prochain gouvernement l’abrogation de la réforme sur l’assurance multirisque climatique (MRC), qu'il juge toujours «inadaptée».