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Glyphosate: la pollution des rivières pas seulement liée à l’agriculture (étude)

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Une étude allemande publiée le 23 juillet dans le journal Water Research révèle que la présence de glyphosate dans l’eau des rivières européennes ne serait pas uniquement liée à l’usage de l’herbicide controversé en agriculture. L’étude «émet l’hypothèse» que le glyphosate est un «produit de transformation» des aminopolyphosphonates. Ces derniers, des phosphonates très répandus dans les lessives européennes selon l’étude, sont aussi utilisés comme agents anti-tartre dans les circuits de refroidissement, l’industrie du textile et du papier notamment. Ils génèrent un produit de dégradation nommé acide aminométhylphosphonique (AMPA), connu pour être aussi un produit de dégradation du glyphosate. En étudiant la présence de glyphosate et d’AMPA dans les rivières aux États-Unis et en Europe, les chercheurs se sont rendu compte que les concentrations sont corrélées aux usages agricoles sur le continent américain, mais pas sur le continent européen, où elles sont plutôt corrélées aux «schémas de marqueurs d’eaux usées». «Toute action visant à aider les stations d'épuration à éliminer les phosphates réduira également les rejets de glyphosate et de phosphonates», a confié la chercheuse Carolin Huhn à Agra Presse. Elle précise toutefois que cela ne suffirait pas à supprimer le glyphosate de l’eau, vu que «l’apport de l’utilisation urbaine ou agricole prévaut». «Les publications pertinentes indiquent des taux de perte d'environ 1% du glyphosate appliqué dans les champs agricoles dans les eaux de surface», précise-t-elle.