Le vice-Premier ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandre Koubrakov, s'est exprimé dans un communiqué publié le 19 février sur les blocages des agriculteurs polonais à la frontière, considérant qu’ils «menacent la sécurité de [son] pays». «De telles actions ont un impact négatif sur notre confrontation avec l'ennemi commun qui s'appelle la Russie», précise-t-il également. Selon son vice-ministre, six postes de contrôle du côté polonais de la frontière sont bloqués et la situation la plus critique se situe à celui de Yahodyn-Dorohusk, où le transport de marchandises s'est complètement arrêté. Ces blocages à la frontière polono-ukrainienne ont repris le 9 février pour dénoncer «la surabondance de produits en provenance d’Ukraine». Le mouvement s'est durci le 11 février, lorsqu’une cargaison de céréales ukrainiennes à destination de l’UE a été déversée sur la route, forçant le ministre polonais de l’Agriculture, Czeslaw Siekierski, à présenter ses excuses. De son côté, la Commission européenne précise qu’une réunion de la plateforme de coordination conjointe entre l’Ukraine et les pays voisins aura lieu le 20 février.
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