Issu de la fusion des corps de hauts-fonctionnaires des Ponts et chaussées (ENPC) et des Eaux et forêts (Engref) en 2009, le corps des Ponts, eaux et forêts (Ipef) - dont plus de 400 membres travaillent au ministère de l'Agriculture et 731 au ministère de la Transition écologique - pourrait voir ses effectifs presque divisés par deux d'ici 2060 en raison de l'accélération du nombre de départs (retraite, radiation). C'est la conclusion d'un rapport paru le 30 novembre, produit par trois ingénieurs Ipef membres du CGAAER (ministère de l'Agriculture) et du CGEDD (ministère de la Transition écologique). Cette démographie déclinante serait d'autant plus problématique pour les administrations centrales que les auteurs du rapport recommandent un «pilotage» des parcours incluant un «passage recommandé» dans les administrations territoriales ou le privé. Les auteurs proposent de se fixer pour cible un effectif de 2500 personnes (contre 3150 actuellement) et, pour ce faire, d'augmenter le recrutement à 81 personnes par an (contre 59 aujourd'hui). Pour les auteurs, les domaines d'intervention des Ipef sont plus que jamais «cohérents» avec les «enjeux mondiaux du futur», d'autant plus que «l'État jouera un rôle capital dans certaines fonctions à forte connotation technique et scientifique».
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