Dans une lettre ouverte datée du 1er juillet, plusieurs organisations horticoles européennes (pépinières et distribution) s’inquiètent des nouveaux contrôles à l’importation mis en œuvre depuis le 30 avril à la frontière du Royaume-Uni, qui engendrent selon elles d'importants retards (jusqu’à deux jours), des pertes de produits et l’augmentation des coûts d’importation. Ceux-ci auraient bondi de 25% depuis la mise en œuvre des contrôles. Les pépinières sont désormais classées comme «à haut risque» par les autorités britanniques, ce qui entraîne des taux d'inspection nettement plus élevés que pour les importations de viande et de produits laitiers. «En tant qu’activité saisonnière, nous avons besoin d’un plan pour moderniser ou accélérer les alternatives aux contrôles aux frontières, là où l’infrastructure n’est pas adaptée à son objectif», expliquent les signataires. Des craintes sont aussi soulevées sur la qualité des inspections frontalières, augmentant le risque de propagation de maladies (Xylella fastidiosa par exemple). Le gouvernement britannique assure travailler à rationaliser le processus et publié des directives visant à minimiser les retards. Il soutient que les contrôles sont effectués par du personnel formé selon des procédures strictes.
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