Quelque 145 Camerounais ont demandé le 30 novembre à la justice française de contraindre le groupe Bolloré à fournir des documents pour établir ses liens avec la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) qu'ils accusent d'attenter à leurs droits. La Socapalm «inflige des préjudices au quotidien» à ces villageois, a dénoncé auprès de l'AFP leur avocat, Me Fiodor Rilov. Selon lui, l'exploitation des palmeraies condamne l'accès à des terrains et lieux de sépulture et pollue les eaux. Le 30 novembre, le conseil s'est évertué à convaincre le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) d'ordonner au groupe Bolloré de produire des pièces censées attester, soit du contrôle qu'il exerce sur la Socapalm, soit des relations commerciales établies avec elle via une holding belgo-luxembourgeoise, la Société financière des caoutchoucs (Socfin). Si tel était le cas, le groupe Bolloré serait soumis au «devoir de vigilance» concernant les activités de la Socapalm au Cameroun. Une loi de 2017 oblige les plus grandes entreprises à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et l'environnement chez leurs sous-traitants et fournisseurs étrangers.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…