Sinograin, le géant national chinois du stockage et du transport de céréales, a été épinglé par plusieurs médias locaux, le 1er juillet, pour un scandale agroalimentaire. Des camions citernes du groupe, destinés au transport des huiles de cuisson, de l’huile de soja ou du sirop vendus en grande distribution, auraient également servi à véhiculer du carburant et des produits chimiques. Des chargements successifs sans prendre le temps de nettoyer les cuves entre-temps, entraînant une contamination résiduelle «inévitable», d’après les journalistes locaux. Pour Beijing News, un des médias ayant révélé l’affaire, il s’agit d’un «secret de polichinelle dans le secteur des transports». Le scandale a provoqué un tollé chez des Chinois de plus en plus attentifs à la sécurité alimentaire et qui restent marqués par le scandale, en 2008, du lait frelaté mortel à la mélamine. D’après l’agence de presse Reuters, les consommateurs chinois se tournent de plus en plus vers des marques étrangères, gage de sécurité, au détriment des marques nationales. Face au tollé général, Sinograin a ordonné une enquête tout en assurant que «les unités de transport et les véhicules de transport reconnus en violation de la réglementation seront immédiatement arrêtés et que tout problème majeur constaté sera signalé aux autorités de régulation compétentes».
Abonné