S’appuyant sur les études publiées le 28 septembre, Greenpeace, le WWF et UFC-Que Choisir demandent au gouvernement de «suspendre le soutien public à la certification HVE tant que le cahier des charges n’a pas été révisé». Pour les organisations, la HVE ferait partie, aux côtés des labels AgriConfiance et Zéro résidu de pesticides, des labels «ayant les effets positifs les plus faibles et les moins avérés» sur l’environnement et les aspects socio-économiques. Pour la voie A, si l’évaluation menée par le bureau d’études Basic accorde des résultats «moyens» à la HVE en matière de qualité des sols, ses effets seraient en revanche «faibles» sur le climat et la biodiversité, et «inexistants» sur la sécurité alimentaire ou l’équité socio-économique des agriculteurs. «C’est assez scandaleux que la Pac s’oriente vers un soutien public égal entre l’agriculture bio et la HVE!», appuie Joseph D’halluin, chargé de campagne agriculture de Greenpeace. Dans le cadre d’une éventuelle révision de la HVE, les organisations recommandent de rehausser les seuils du cahier des charges, et de rendre des critères communs «contraignants au bout d’un certain nombre d’années». Une exigence «qui permettrait ainsi de préserver la dimension d’ouverture et de progrès de la démarche», soulignent les associations.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…