En amont de la réunion du Conseil Agriculture du 26 mars et faisant suite à la déclaration du Président Macron lors du Conseil européen du 22 mars, Marc Fesneau a révélé l’existence d’une «minorité de blocage» de plusieurs Etats membres contre la prolongation en l’état des mesures commerciales autonomes pour l’Ukraine. Pour la France, l’objectif est de modifier la période de référence du «frein d’urgence» automatique pour prendre en compte l’année 2021 et y inclure des dispositions pour d’autres produits, comme le blé tendre et l’orge. En plus de la Pologne et de l'Italie, il a été rejoint par plusieurs autres délégations, dont la Lettonie ou la Hongrie pour qui sans des mesures pour le blé et le maïs, l’accord est inacceptable. Cela intervient au moment où les prix des céréales ont atteint leurs niveaux les plus bas depuis 2020, tant au niveau mondial qu'au niveau de l'UE, a indiqué le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski lors de la réunion. A contrario, les ministres de l'agriculture allemand (Cem Özdemir) et espagnol (Luis Planas) se sont exprimés en faveur de l’accord politique obtenu lors des trilogues. Pour ce dernier, il faut envoyer un signal politique fort à destination de l’Ukraine. Alors qu’ils devaient se prononcer sur le sujet initialement le 25 mars, les discussions entre les représentants des Etats membres ont été reportées à la réunion du Coreper II du 27 mars, afin de laisser davantage de temps aux consultations. Le ministre belge de l'Agriculture David Clarinval a d'ailleurs confirmé que des discussions sont en cours pour trouver un compromis acceptable, à la fois pour les Etats membres mais aussi pour les autres acteurs institutionnels.
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