Alors que le redémarrage de la production avicole est pénalisé par les dégâts de l’influenza aviaire sur le maillon génétique, la Confédération paysanne et le Modef ont demandé au ministère de l’Agriculture des indemnisations pour pertes économiques plus longues qu’habituellement. «Normalement, les aides s’arrêtent au plus tard 150 jours après l’autorisation de remise en place» des volailles, rappelle Sylvie Colas, porte-parole de la Conf’ du Gers, lors d’une conférence de presse le 7 juin. «Mais certains éleveurs ne pourront pas remettre en place avant six mois, voire un an, ou avec des ruptures d’approvisionnement.» Les syndicats minoritaires indiquent avoir porté cette demande auprès de la DGPE (ministère), qui serait «en train d’en évaluer le coût». D’après eux, l’épisode 2021-2022 d’influenza pourrait «coûter autour de 1,5 milliard d’euros» d’aides publiques (sans compter la rallonge demandée), soit le triple des épisodes précédents. Un chiffrage qui n'a pas été confirmé par la Rue de Varenne. Par ailleurs, alors qu’une nouvelle feuille de route est attendue pour réduire le risque d’influenza, la Conf’ et le Modef appellent à manifester le 30 juin à Paris et plusieurs villes de province.
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