Présentée au colloque Sfer (Société française d’économie rurale) les 6 et 7 juin, une étude Inrae et Institut Agro Montpellier montre «l’émergence à travers l’installation des petits élevages bio avec transformation et vente en circuits courts». Les auteurs parlent de «rééquilibrage» au profit des exploitations de petite dimension, sauf pour les ovins viande et les polyéleveurs laitiers. Car les structures de grande dimension restent le modèle dominant, d’après l’étude qui porte sur la «Diversité des exploitations agricoles d’élevage ayant accueilli une installation entre 2010 et 2020». Celles de petite taille sont prépondérantes en élevage caprin. Dans le porc, elles représentent 27% des fermes avec installation, contre 12% des fermes sans installation. L’étude montre aussi une plus grande dispersion géographique. «Les installations dans ces exploitations agricoles de petites dimensions se sont produites dans des régions de montagne ou du sud de la France (en élevage caprin en particulier)». Mais elles ont lieu également dans le Grand Ouest. Cela «n’est pas cantonné aux zones difficiles» et les porteurs de projet, «peut-être contraints par leur accès au foncier, peuvent avoir intérêt à s’installer dans ce type d’exploitation» quel que soit leur lieu.
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