Dans un rapport d'étape sur les plans stratégiques nationaux (PSN) présenté le 18 décembre, les députés André Chassaigne (PCF) et Nicole Le Peih (Ensemble pour la République) dénoncent «les inégalités de traitement» dans les aides à l'installation distribuées aux jeunes agriculteurs «à cause d'une décentralisation trop conséquente». Pour la programmation 2023-2027, le gouvernement français avait décidé de confier la charge des aides non-surfaciques du second pilier de la Pac (aides à l'installation et à l'investissement) aux conseils régionaux, faisant craindre au syndicalisme majoritaire des distorsions selon les régions. D'après le recensement publié par les députés, le montant maximum de la dotation jeune agriculteur (DJA) va de 30 000 euros en Bretagne et Normandie, à 84 000 euros en Île-de-France, et le minimum de 12 000 en Occitanie, à 25 000 en Normandie et Bourgogne-Franche-Comté, avec des modulations très variables selon les régions. Pour pallier ces «inégalités», ainsi que celles constatées à l'échelle de l'UE, les deux députés proposent d'«intégrer dans le premier pilier de la Pac l'aide à l'installation afin de proposition une gestion harmonisée sur tout le territoire». Ou à défaut d'adopter «une gestion centralisée, en France, de l'aide à l'installation pour les jeunes agriculteurs».
Abonné