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Kiwi: le Bik souligne la disparité des autorisations de phytos entre pays producteurs

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Lors de son assemblée générale le 27 juin, le Bureau interprofessionnel du kiwi (Bik) a fait part de sa préoccupation concernant les moyens de protection des vergers. «Le benchmarking réalisé dresse un constat alarmant: aujourd’hui, sur les 35 usages kiwi répertoriés en Europe, huit n’existent pas en France, bien que, pour six d’entre eux, les maladies ou ravageurs soient présents dans l’Hexagone. Les deux restants étant des ravageurs présents en Espagne et Italie, dont on peut craindre qu’ils arrivent prochainement en France», souligne le Bik, qui rappelle que sur les 15 usages existants pour les producteurs, 11 (bientôt 12, voire 13) sont non ou mal pourvus. «Lorsqu’on regarde du côté des substances actives d’intérêt fort, seules 9% d’entre elles sont autorisées en kiwi en France, contre 56% en Italie, 49% au Portugal et 39% en Grèce. Les attentes des kiwiculteurs sont donc fortes sur ce dossier, eu égard aux impasses auxquelles ils font face», explique-t-il. La filière a pu néanmoins enregistrer des avancées. En premier lieu, la dérogation pour l'étofenprox a été signée le 10 juin. Le Bik a par ailleurs eu la confirmation que les fruits récoltés avant décembre pourront présenter une LMR (limite maximale de résidu) jusqu’à 0,15 ppm pour cette molécule.