Réagissant à l’annonce de Lactalis de réduire sa collecte de lait, la Confédération paysanne annonce, dans un communiqué du 26 septembre, qu’elle compte «saisir le médiateur des relations commerciales» et «examiner les suites juridiques à donner à cette décision». Le syndicat dénonce une «rupture unilatérale de contrats» de la part du n°1 mondial du lait, réalisée «dans une totale opacité». «Lactalis, on ne va pas le lâcher», a déclaré de son côté Yohann Barbe, président de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA), lors d’une conférence de presse le 1er octobre au Sommet de l’élevage, où une banderole a été déployée près du ring des vaches laitières. «Il faut que Lactalis comprenne qu'il est en train de faire un plan social» et que cela suppose d'«accompagner» les producteurs, a-t-il affirmé. Et d’illustrer: dans les fermes, «tous les tanks à lait appartiennent à Lactalis, ils ne doivent pas être enlevés» tant que l'éleveur n'a pas trouvé de nouvel acheteur. Quant à la Coordination rurale, elle demande sur X «le retrait immédiat» du projet de Lactalis. Enfin, dans un communiqué du 1er octobre, France OP Lait (organisations de producteurs) réclame «des mesures structurelles pour corriger [les] déséquilibres» entre laiteries et éleveurs, ainsi que des «contrôles rigoureux et, le cas échéant, des sanctions effectives pour les industriels ne respectant pas la loi».
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