Malgré l'importante crise laitière que traverse la Chine depuis 2022, la production du pays ne devrait pas fléchir, portée notamment par les constructions d'élevages XXL de groupes nationaux soutenus par le gouvernement, a indiqué le directeur Économie du Cniel Jean-Marc Chaumet, à l'occasion d'une conférence de l'Idele sur les marchés mondiaux le 11 juin. Alors que les prix continuent de baisser dans le pays (après une embellie en 2020), passant même «sous le niveau des prix français», et alors que les exploitations «perdent beaucoup d'argent», la construction de nouvelles fermes a certes «ralenti en 2023», mais «les projets des entreprises laitières nationales n'ont pas été affectés», soutenus par le gouvernement qui continue de privilégier les installations de taille importante. En 2023, la Chine comptait ainsi «164 nouveaux projets de fermes impliquant 980 000 têtes, dont près de 70% sont des fermes de 10 000 têtes», chiffre Jean-Marc Chaumet. Le pays poursuit sa restructuration entamée après la crise de la mélamine en 2008. En 2021, 50% des vaches se trouvaient dans des exploitations de 1000 têtes ou plus. Les dix premiers groupes d'élevage chinois produisent plus du quart de la production chinoise.
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