Les émissions de gaz à effet de serre (GES) par litre de lait produit ont baissé de 6,4% entre 2016 et 2021, d’après le dernier rapport de l’interprofession laitière (Cniel). La filière n’atteindra pas l’objectif fixé dans le cadre de sa démarche RSE «France Terre de lait»: réduire de 17% son empreinte carbone par litre de lait en sortie d’usine entre 2016 et 2025. «L’objectif était très ambitieux, nous ne l’atteindrons pas. Mais nous sommes sur une trajectoire de baisse», explique Jennifer Huet, directrice du service environnement du Cniel. La transformation laitière a réduit ses émissions de manière significative: -11% entre 2016 et 2021. Cependant, l’élevage, qui représente la majeure partie des émissions (87%), est à la traîne. Entre 2016 et 2021, la réduction est de l’ordre de 6%. Outre les freins techniques, les éleveurs manquent surtout de financements. En effet, il faudra entre 2 et 3 milliards d'euros à l’horizon 2030 pour financer la décarbonation des élevages laitiers, démontre une enquête d’Agra Presse. Le sujet est au cœur des débats interprofessionnels et devient un enjeu des négociations commerciales. Poussées notamment par l’accumulation des contraintes réglementaires sur leurs émissions indirectes, les entreprises de l’aval s’emparent du problème. De plus en plus de laiteries proposent des primes.
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