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Lait : l'export vers les Etats-Unis, la Chine et l'Algérie préoccupent la filière française

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« La hausse des droits de douane aura des répercussions » a prévenu Pascal Le Brun, le président du Cniel (interprofession laitière) le 9 septembre, au sujet de l’accord passé en août entre les Etats-Unis et l’UE et prévoyant des droits de douane à 15% sur les produits européens aux USA, contre 10% auparavant. « C’est un mauvais accord qui est un signe de faiblesse de l’UE », a-t-il poursuivi. Un avis partagé par la Fnil (industriels) pour qui le contingent de produits laitiers américains (environ 20 000 tonnes par an) qui pourrait entrer en franchise de droits est « un point de vigilance », selon François-Xavier Huard, son PDG. Autre sujet : la Chine, qui a lancé une enquête sur les subventions aux produits laitiers européens, dont le verdict sera connu en février 2026. Quant à l’Algérie, les relations diplomatiques tendues avec la France ont abouti à un bannissement des produits tricolores sur le marché local. Il s’agissait pourtant de la 3e destination pour la poudre de lait écrémé française. « On reste mobilisé pour cibler le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est où la consommation de produits laitiers va augmenter », selon Pascal Le Brun, sous réserve que les éleveurs arrivent à produire les volumes suffisants et que la filière soit compétitive.