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Lait/fruits: la croissance de Bel tirée par les volumes et non plus par les prix

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Après plusieurs exercices dopés par l'augmentation des prix de vente, le spécialiste des fromages et compotes en portion Bel (Babybel, Vache qui rit, Boursin, Materne) s'est félicité le 25 juillet de sa performance «très saine» au premier semestre, «tirée exclusivement» par les volumes. Pendant les six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires a augmenté de 2,3% à 1,8 milliard d'euros, selon un communiqué du groupe. La croissance des volumes au premier semestre s'accompagne d'un net redressement de la rentabilité, avec une marge opérationnelle courante passée en un an de 6,4% à 8,5%. Le groupe a aussi pu davantage mettre en avant, par de la publicité ou des promotions, ses «marques les plus rentables», a-t-il expliqué, en citant Boursin, les mini Babybel ou encore les fromages commercialisés en Chine. A contre-courant, le bénéfice net s'est replié de 3,6%, à 51,2 millions d'euros. M. Médard attribue ce recul à des «ajustements comptables de nature exceptionnelle», associés au retrait de la cotation en Bourse du groupe, «sans impact sur la trésorerie». Pour le reste de l'exercice, le dirigeant s'attend à la «poursuite d'un développement solide des ventes» et à «un petit rebond d'inflation» fin 2024, qui pourrait amener le groupe à «augmenter (ses) prix si jamais ça devait se concrétiser».