Les cours du blé et du maïs ont nettement reflué ces derniers jours, sous l'effet conjugué d'une météo plus propice aux cultures et de l'espoir suscité par l'hypothèse de corridors maritimes pour sortir des céréales d'Ukraine. Pour la première fois en trois semaines, le cours du blé est repassé le 31 mai sous la barre de 400 euros la tonne sur Euronext, pour une livraison en septembre. «Trois éléments principaux expliquent cette détente"» selon Gautier Le Molgat, analyste chez Agritel: un «essoufflement de la demande face à un niveau de prix délirant», une «amélioration des conditions de culture, notamment aux Etats-Unis», et l'espoir suscité par «les discussions sur les corridors maritimes» en Ukraine, où il reste encore 20 millions de tonnes de céréales à exporter en attendant la prochaine récolte. Après trois mois de blocus, le président russe Vladimir Poutine s'est dit lundi prêt à travailler avec la Turquie à la libre circulation des marchandises en mer Noire, y compris «des céréales provenant des ports ukrainiens». Les Européens voudraient placer l'ouverture de ces "corridors sécurisés" sous l'égide des Nations unies, afin d'offrir des "garanties légitimes de sécurité" à l'Ukraine qui devrait procéder au déminage de son port d'Odessa.
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