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Législatives: la FNSEA veut «un monde ouvert», la Conf' «rompre avec le libéralisme»

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L'agriculture française, dépendante des échanges et de travailleurs saisonniers étrangers, «a besoin de rester dans un monde ouvert», a déclaré le 16 juin à l'AFP Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sans donner de conditions de vote. Questionné sur la position du Rassemblement national sur l'immigration, il répond: «la FNSEA a travaillé avec le gouvernement français et le gouvernement marocain pour permettre la venue de travailleurs marocains pour faire les travaux. On ne peut pas à ce stade se passer de cette main-d'oeuvre qualifiée. Dans l'hypothèse où M. Bardella serait élu, je me battrai pour qu'on propose des solutions aux producteurs qui ne trouvent pas de main-d'oeuvre locale.» Sur les accords de libre-échange, il «affirme que l'agriculture française a besoin de continuer à commercer dans toutes les productions : bien sûr les vins et spiritueux, les céréales,  les produits laitiers, mais aussi en porc, en élevage bovin.» Dans un communiqué paru le même jour, la Confédération paysanne et le Fadear (développement agricole) appellent quant à eux à «rompre avec l’ultralibéralisme pour construire un avenir», et à rejoindre les manifestations «organisées par les intersyndicales et autres forces sociales».