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Légumes d’hiver : la filière bretonne alerte sur les prix bas et les charges en hausse

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Les différents maillons (producteurs, coopératives, transporteurs, distributeurs, etc.) de la filière légumière bretonne se sont réunis le 6 janvier pour tirer la sonnette d’alarme sur les prix insuffisants des légumes d’hiver. « Échalotes, potimarrons, mâche, etc. : toutes les productions de saison sont en crise », a souligné en conférence de presse Marc Kéranguéven, président de l’AOP Cerafel, avec des prix de vente ne couvrant pas la flambée des charges à tous les stades de la filière. Selon leurs estimations, celles-ci ont connu depuis cinq ans des hausses s’étalant entre 11-15 % (main-d’œuvre) et 50 % (énergie). L’augmentation atteint 25 % dans les exploitations agricoles, 20 % pour la logistique ou encore 15 à 20 % pour les emballages. La filière a pris l’exemple du chou-fleur, production météo-dépendante en crise de surabondance. La douceur de l’automne 2025 a provoqué une surproduction doublée d’une désaffection des consommateurs. Résultat : « Tout l’automne, nous avons (vendu) nos choux à 50 % de leur coût de production », rapporte M. Kéranguéven. De quoi brouiller les repères des consommateurs. D’après une étude réalisée par Prince de Bretagne auprès de 360 Français, le prix psychologique moyen se situerait à 2,41 € pièce. Un niveau insuffisant pour rémunérer les maillons de la filière, selon lui.