Sur les 280 milliards d’euros de revenus perçus par l’ensemble de la chaîne agroalimentaire en 2018, près de 255 milliards proviendraient des ménages à eux seul, estime le cabinet I4CE dans une analyse publiée le 14 octobre. «Cela peut paraître surprenant, puisqu’on entend souvent parler de la Pac, mais c’est aussi plutôt sain d’un point de vue économique», souligne Lucile Rogissart, cheffe de projet agriculture et alimentation chez I4CE, et auteure principale. Le cabinet a également évalué la durabilité de ces financements à partir de trois grilles d’analyse: la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) révisée en 2020 par le ministère de la Transition écologique, le scénario Afterres de Solagro, ainsi que le scénario Tyfa développé par l’Iddri. Concernant les 19 milliards d’euros d’aides publiques, et plus particulièrement les 7,1 milliards d’euros du premier pilier de la Pac, le cabinet est particulièrement sévère, estimant que «l’écrasante majorité de ces aides sont attribuées selon des critères incompatibles avec la transition vers un système alimentaire durable». Pour I4CE, les critères du paiement vert sont notamment «bien en deçà des recommandations des scénarios concernant la diversification des rotations». Et les aides directes à la viande et au lait ont également été considérées comme défavorables, «car orientées vers un maintien de la production animale tandis que celle-ci doit diminuer».
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