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Libre-échange: Bruxelles confirme des bénéfices substantiels pour l’agriculture

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Très attendue depuis plusieurs mois et plusieurs fois repoussée en raison du contexte agricole dans l'UE, la Commission européenne a finalement publié le 22 février son étude sur l’impact cumulatif des accords de libre-échange de l’UE sur l’agriculture, confirmant les résultats des précédentes analyses. Cette étude du centre commun de recherche (JRC) est une mise à jour de la version de 2021. Elle analyse l’impact de dix accords commerciaux de l’UE en cours de négociation ou récemment conclus (Australie, Chili, Inde, Indonésie, Malaisie, Mercosur, Mexique, Nouvelle-Zélande, Philippines et Thaïlande). D’une manière générale, les auteurs estiment que les accords de libre-échange analysés devraient bénéficier au secteur agroalimentaire de l'UE, en particulier pour les produits laitiers, la viande porcine, les aliments transformés et les boissons alcoolisées. Toutefois, d’un autre côté, la vulnérabilité de certains secteurs comme la viande bovine et ovine, la volaille, le sucre et le riz est mentionnée. Pour Bruxelles, ces résultats valident son approche de protection des secteurs sensibles via la mise en place de «contingents tarifaires soigneusement calibrés», même si les scénarii de libéralisation utilisés (ambitieux et conservateur via les modèles MAGNET et Aglink-Cosimo) ne permettent pas de les prendre totalement en compte dans l’analyse.