Face à la montée des eaux et au recul du trait de côte liés au changement climatique, les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) ont annoncé, le 25 février au Salon de l’agriculture, constituer des réserves foncières agricoles pour anticiper la relocalisation des exploitations menacées. L’agriculture, en première ligne du changement climatique, est directement exposée à l’érosion littorale, mais également à la remontée des nappes phréatiques et à la salinisation des sols, avec demain des parcelles qui deviendront improductives, souligne Pascal Ferey, Président de la Safer de Normandie. Les espaces agricoles représentent 45 % de l’espace littoral, soit 700 000 hectares et 50 000 exploitations, d’ores et déjà soumis à une forte pression foncière. Dans un rapport publié en 2024, le Cerema estime que d’ici 2100, plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’hectares agricoles seront touchés en France par la montée des eaux, par submersion marine ou remontée du biseau salé. Les Sager, en collaboration avec les Chambres d’agriculture, plaident donc pour agir en amont. « Le choix de la réserve foncière doit devenir un outil majeur face au changement climatique, de manière concertée et coordonnée », conclut M. Ferey.
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