Parmi les parlementaires fraichement réélus, les députés du camp présidentiel et de la droite, qui ont permis l'adoption de la LOA à l'Assemblée, espèrent résolument que le Sénat reprendra son examen. L'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Travert veut, pour ce faire, «trouver une coalition» à l'Assemblée. Selon lui, la LOA en serait la priorité agricole, avec la loi sur les pesticides, et les mesures «de compétitivité» annoncées pour le projet de loi de finances (PLF) ; à l'inverse, le projet de loi Egalim 4 ne lui semble pas prioritaire. Chez les LR, Julien Dive «espère» que le texte n'est pas enterré. A gauche, la question ne semble pas encore clairement arbitrée. Le socialiste Guillaume Garot estime que le texte «doit reprendre son cheminement», à condition qu'il soit «complété sur les moyens financiers, la formation et la transition agroécologique», explique-t-il à Agra presse. Pour l'ancien ministre, «il y a une attente». Moins allante, la députée LFI Aurélie Trouvé estime que la LOA «est quasiment vide, donc la question serait surtout de savoir comment on la complète». Mais, en terme de calendrier, les priorités se situent plutôt du côté de la mise en place du «blocage de prix» des aliments de première nécessité, et des «prix garantis» pour les agriculteurs. Pour le communiste André Chassaigne, «tout dépendra du gouvernement qui sera mis en place - vraisemblablement après l'été -, rien n'est exclu».
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