«Ce n’est que la première réunion, mais j’ai senti de l’écoute et une volonté de participer», se réjouit Luc Servant, vice-président de Chambres d'agriculture France (ex-APCA), en charge des échanges du 20 janvier sur la loi d’orientation agricole aux côtés de l’Acta. Comme lui, Quentin Le Guillous, secrétaire général adjoint de Jeunes Agriculteurs, tempère en revanche les appels à la «rupture» lancés par les chercheurs: «il faudra que chacun fasse des concessions, pour répondre à l’urgence climatique tout en accompagnant les agriculteurs et en préservant la souveraineté». Le céréalier d’Eure-et-Loire a notamment rappelé lors de cette réunion deux propositions de JA: mener un diagnostic climatique lors de l’installation, et renforcer des fonds de recherche et développement. Au Réseau action climat, Cyrielle Denhartigh se félicite en particulier de la création du sous-groupe élevage. «Il est essentiel que la LOA accentue la résilience de ces fermes, notamment en mettant l’accent sur les prairies», invite-t-elle. Mathieu Courgeaud, le co-président du collectif d’ONG Nourrir (ex-Pour une autre Pac), confie de son côté s'inquiéter «du pilotage des concertations régionales par les chambres, qui sont à la fois juges et parties sur l’installation».
Abonné