Plusieurs associations environnementales – dont Ferus, Animal Cross ou encore l’Aspas – ont déposé une « plainte commune » contre un chasseur ayant tué un loup (involontairement selon lui), annoncent-elles dans un communiqué le 26 février. Selon la presse locale, après la découverte d’un cadavre de loup mâle à Laveissenet (Cantal) le 4 février, ce chasseur s’est « rendu à la gendarmerie » et a plaidé une « erreur », expliquant avoir confondu le canidé avec un renard. « Un loup ne ressemble pas à un renard : une confusion est peu probable », s’agacent les ONG, qui font partie du collectif Cap Loup. « Selon la procureure de la République en charge du dossier, il n’y aurait pas eu d’intentionnalité ici ce qui écarterait la thèse du braconnage », affirment-elles. Et d’avancer : « Une enquête est toujours en cours mais le chasseur ne pourrait être finalement sanctionné que d’un rappel à la loi ». Dénonçant une « indulgence judiciaire extrêmement dangereuse pour le loup », les associations ont donc porté plainte pour « destruction illégale ». Pour rappel, malgré l’abaissement de son statut de protection, qui s’est traduit par un nouveau cadre de gestion, la destruction des loups est toujours interdite, sauf en cas de tirs de défense ou de prélèvement dûment autorisé.
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