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Loup: des effets sur la santé mentale des éleveurs, corrélés au «sentiment de maîtrise»

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Après une enquête menée entre 2019 et 2021 à la demande de la MSA, des chercheurs de l'Inrae reconnaissent que la violence «symbolique» de la prédation fait «de certains professionnels du pastoralisme des "malades du loup"». «La nature et l’intensité» des symptômes seraient selon les chercheurs «corrélées au sentiment que l’éleveur ou le berger a de maîtriser la situation lupine». Ainsi, les éleveurs situés dans des zones colonisées depuis au moins quatre à cinq ans par le canidé «peuvent ne plus réagir aussi fortement aux attaques», notent les chercheurs sur la base de 74 entretiens et 600 questionnaires. Ce sentiment de maîtrise, inégal au sein d’un territoire, reposerait aussi sur des facteurs environnementaux, tels que les conditions météorologiques (brume, pluie) ou les contraintes topographiques. Il s’expliquerait également par le «degré d’intégration dans le métier» des éleveurs: l’engagement syndical ou la reprise d’une exploitation familiale «sont autant de ressources qui permettent d’être reconnu par les pairs et de se faire une réputation dans le métier». Tous ces résultats conduisent les chercheurs à recommander «des dispositifs de santé communautaire» en matière de loup, comprenant «de la prévention par les pairs et pour les pairs et leurs proches».