Les déshydrateurs de luzerne estiment pouvoir réduire encore de moitié les émissions de CO2 fossile de leurs usines d’ici à 2025, a indiqué la Coopération agricole luzerne de France, lors de sa conférence de presse annuelle, le 18 janvier. Évaluées à 131 000 tonnes en 2020, elles devraient tomber à 64 000 en 2025. La chute devrait se poursuivre, avec des émissions de 50 000 tonnes de CO2 d’origine fossile en 2030, d’après les projections de la filière. Elles s’élevaient à près de 500 000 tonnes en 2008. Le secteur a développé depuis des programmes de réduction de consommation de combustibles fossiles, charbon principalement, grâce au développement du préfanage au champ pour faire perdre de l’humidité à la luzerne coupée. Maintenant, la filière recourt aux énergies alternatives (plaquettes forestières, miscanthus, vapeur d’incinérateur comme à Châlons en Champagne) à hauteur de 40%. «Nous comptons passer à 70 % en 2025, en massifiant la substitution du charbon par des approvisionnements de biomasse contractualisés», a précisé Yann Martinet, directeur de la Coopération agricole luzerne de France. La profession a pour cela passé fin 2020 un accord avec l’État, qui s’engage à compenser les déshydrateurs si le prix de la biomasse est supérieur à celui des énergies fossiles, a précisé Yann Martinet.
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