À l’occasion de la conférence de presse de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) le 30 janvier, son président Franck Laborde a appelé à ce que «la production française redevienne ce qu’elle a été il y a dix ans». Sans pouvoir se prononcer sur les surfaces pour l’année à venir, M. Laborde prévoit qu’elles remontent, après que la surface de maïs grain avait baissé d’environ 10 % entre 2022 et 2023. Le président de l’AGPM précise par ailleurs qu’il n’y aura pas de problèmes de disponibilité en semences de maïs, puisque l’année dernière a été excellente avec une récolte à 107 % de l'objectif en moyenne en France. Pour ce faire, M. Laborde demande «que cesse la surenchère de normes, qui mettent un boulet au pied des maïsiculteurs», selon les mots de M. Laborde. Dans la continuité des manifestations débutées le 18 janvier, l’AGPM demande par ailleurs d’être protégé face à «la concurrence déloyale». En plus de demander à ce que «toutes les lois de surtransposition soient mises à la poubelle», M. Laborde demande la mise en place de clauses miroirs par l’Union européenne (UE). «77,5 % des substances actives autorisées pour les producteurs du Mercosur qui exportent leur maïs vers l’UE sont interdites en France», rappelle le syndicat.
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