Le Premier ministre Gabriel Attal a assuré le 30 janvier qu'il devait y «avoir une exception agricole française» et promis que le gouvernement serait «au rendez-vous, sans aucune ambiguïté» pour répondre à la crise agricole actuelle, lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. «Notre agriculture est notre force, et notre fierté aussi», a affirmé le chef du gouvernement. «Alors je le dis ici solennellement: il doit y avoir une exception agricole française», a-t-il déclaré, sans précision sur sa portée. Et d'ajouter: «Je suis lucide face à l'empilement des normes et aux décisions qui tombent d'en haut et qui tombent parfois d'on ne sait où». La formule d'«exception agricole française» fait écho à l'«exception agriculturelle», formule utilisée de longue date par la Coordination rurale, qui demande, derrière ces mots, une sortie de l'agriculture des négociations internationales sur le commerce. En des termes différents, la Confédération paysanne défend la même position. Pour rappel, c'est l'accord de Marrakech, instituant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a mis fin en en 1994 à l’exception agricole en imposant une libéralisation progressive du secteur (baisse des droits de douane, découplage des aides, suppression des aides à l'exportation...), entraînant une modification des politiques agricoles, notamment de la Pac.
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