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Manifestations: la Conf' s'indigne après l'évacuation par les forces de l'ordre de ses blocages

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Après la levée volontaire de la plupart des barrages routiers d'agriculteurs en France, les forces de l'ordre ont évacué le 4 favrier les deux derniers blocages de la Confédération paysanne. Le blocage du péage de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), sur l'A43, ainsi que celui de la centrale d'achats Leclerc à Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique) ont été évacués, dans le calme, ont indiqué à l'AFP le syndicat et les préfectures concernées. «On est en train de se faire évacuer par les forces de l'ordre, qui sont venues avec de gros moyens. On se fait déloger alors qu'on était tout à fait pacifiques», a déploré Jean-François Guitton, secrétaire général de la Confédération paysanne de Loire-Atlantique, en précisant «qu'il ne reste pas une trace» du passage des quelque 80 manifestants. Le site a été évacué «en raison des troubles à l'ordre public et des risques de pénuries et de pertes de produits frais», selon la préfecture de Loire-Atlantique. «Un individu s'est néanmoins rebellé et a été interpellé pour outrage et rébellion.» La Confédération paysanne s'est indignée dans un communiqué du «choix du gouvernement de traiter différemment les mobilisations et les organisations syndicales». Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait donné tout au long du mouvement des consignes aux policiers et gendarmes pour laisser faire les barrages et actions d'agriculteurs, à moins qu'ils essaient de se rapprocher de Rungis ou de Paris.