«Monsieur le Premier ministre, la bio ne vous dit pas merci», tonne la Fnab (producteurs biologiques) dans un communiqué le 27 janvier, au lendemain de l’annonce par Gabriel Attal, depuis la Haute-Garonne, d’une rallonge de 50 millions d’euros (M€) d’aides à la bio. La Fnab estime cette enveloppe très insuffisante, alors que l’ensemble de la filière bio chiffre ses pertes à «550 M€ depuis deux ans». Une fois cette rallonge répartie entre les 60 000 exploitations bio, chaque ferme toucherait 833 euros d’aides, a calculé le syndicat: «833 euros, ça n’est même pas le prix d’un pneu [de tracteur], nous sommes des agriculteurs, nous ne faisons pas l’aumône», cingle la Fnab. Le réseau de producteurs biologiques rappelle que la précédente enveloppe de 94 M€ décidée en deux temps, deux fois plus importante que celle annoncée vendredi, n’a bénéficié qu’à une minorité d’exploitants. «Moins de 10% des fermes biologiques françaises ont été aidées en 2023», affirme la Fnab dans le communiqué. Elle «en appelle au soutien des parlementaires de la majorité présidentielle» qui ont voté pour un amendement octroyant 271 M€ à la bio dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2024. Un amendement qu'avait écarté l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne via le 49.3.
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