Base alimentaire de milliers d'habitants en Guyane, le manioc est décimé depuis deux ans par une maladie que les scientifiques viennent d'identifier. Il s'agit du champignon ceratobasidium. C'est la première fois que ce pathogène, déjà décrit en Asie du Sud-Est, est découvert en Amérique du Sud. Un plan va être développé «pour novembre-décembre» afin de lutter prêt, explique Patrice Poncet, directeur de l'environnement à la Direction générale des territoires et de la mer (DGTM). L'éradication du pathogène n'est pas envisageable compte tenu du stade avancé de la contamination et de l'importance de la culture informelle. Début 2024, le Cirad, membre du groupe de travail, a lancé le projet «SaniManioc» qui consiste à installer des petites serres dans les bassins de production pour assainir des boutures (le manioc se duplique par bouturage, ndlr) afin de relancer, à moyen terme, la production du tubercule. Mais les premières boutures saines ne seront pas prêtes avant janvier et il faudra attendre 10 mois avant de pouvoir récolter. En attendant, les services de l'Etat prévoient la livraison de colis alimentaires aux populations isolées de l'intérieur de la Guyane pour pallier la pénurie.
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