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Mécanisme d’ajustement carbone : la compétitivité agricole «potentiellement» affectée

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Dans une note publiée le 13 décembre, le ministère de l’Agriculture analyse les effets de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Union européenne (UE) sur l'agriculture. Si le dispositif pourrait l’aider à atteindre ses objectifs climatiques, il aurait potentiellement «des effets négatifs sur la compétitivité des secteurs agricole et agroalimentaire, et des exportations», prévient la note. Adopté en 2023, pour une entrée en vigueur complète au 1er janvier 2026, le MACF soumet certains biens importés dans l’UE à une tarification du carbone pour les placer sur un pied d’égalité avec les produits européens. Parmi ces biens figurent notamment les engrais azotés, dont l’UE a importé 30 % de sa consommation en 2021. Avec l’augmentation du prix relatif des importations due au MACF, ces dernières devraient diminuer et la demande devrait être satisfaite par une plus grande part de produits européens, souligne le ministère. Parallèlement, l’industrie européenne pourrait toutefois perdre en compétitivité à l’exportation, en raison de l’augmentation de ses coûts de production. En outre, les fuites de carbone pourraient se déplacer de la production d’engrais vers les produits agricoles et agroalimentaires, via une augmentation de leur prix. Autrement dit, le dispositif «pourrait peser sur la compétitivité» de ces secteurs, en l’absence d’une réduction ou d’une optimisation de l’utilisation d’engrais, prévient le ministère.