Dans un communiqué de presse diffusé le 27 mars, l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) et France gaz renouvelables (FGR) appellent les autorités compétentes «à un soutien vital», alors que la commission de régulation de l’énergie (CRE) a dernièrement mis en lumière une augmentation des coûts de production de la méthanisation en cogénération entre 2022 et 2023. «Depuis 18 mois, nous alertons sur l’insoutenabilité des contrats de cogénération actuels», déclare Jean-François Delaitre, président de l’AAMF. Et d’ajouter que la filière a besoin «d’une mesure d’urgence pour éviter la fermeture de nombreuses installations de méthanisation», en attendant qu’un nouveau tarif entre en vigueur. Dans une délibération parue le 25 mars, la CRE mentionne une hausse de 33% des coûts d’exploitation desdites unités. Selon elle, les postes de coûts les plus importants en 2023 étaient liés à l’achat d’intrants (34%), à la maintenance (23% en moyenne) aux frais de personnel (15%) et à la consommation électrique. Toutefois, l’évolution relative la plus marquée concerne cette dernière, qui a augmenté de 92% entre 2022 et 2023. Elle précise toutefois que «les données de coût exploitables sont très restreintes et ne permettent pas à la CRE de réaliser une analyse économique complète».
Abonné