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Meunerie/biogaz: une consommation record de son par la méthanisation

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«2024 est la première année où la méthanisation s’est montrée aussi intéressée par nos sons», pointe Jean-Jérôme Javelaud, administrateur de l'ANMF (meuniers) et dirigeant du moulin de Signy-l'Abbaye (Ardennes), auprès d'Agra Presse. Issu du broyage de blé, le son s'oriente habituellement en quasi-totalité vers la nutrition animale. Si aucun chiffre officiel n'a pu être obtenu (le marché étant difficilement observable en raison de sa petite taille), quatre sources souhaitant conserver l'anonymat confirment l'assertion du représentant de l'association française des meuniers. La principale raison de ce constat: la mauvaise récolte française 2024. Les blés sont cette année dotés de faibles poids spécifiques (PS), engendrant une production accrue de son lors du broyage des grains. Le surplus d'offre conjoncturel a exercé une forte pression sur les prix, rendant la matière première attractive aux yeux des méthaniseurs. Selon les données de la Dépêche - Le petit meunier, les cours sont passés de plus de 200 €/t en mai 2023 à 120 €/t environ en novembre 2024 (base départ Île-de-France). Ceci cumulé à une baisse de l'intérêt des fabricants d'aliments pour animaux français, «qui préfèrent acheter directement du blé à faible PS, compétitif en formulation», témoigne une des sources anonymes. Enfin, «le produit est doté d'un faible taux d’humidité, rendant les sons attractifs pour les méthaniseurs», ajoute Jean-Jérôme Javelaud.