Dans une lettre ouverte diffusée le 13 mars, la Confédération paysanne et la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) demandent « un changement réel de gouvernance et de fonctionnement » de l’interprofession apicole Interapi. Elles affirment qu’Interapi est « une interprofession hors-sol qui ne représente plus l’amont » et dénoncent l’extension de l’accord interprofessionnel CV-CVE 2026-2029 sur les cotisations. Après le départ de la Conf’ de l’instance, en février 2025, on apprend que la FFAP vient à son tour de quitter Interapi après « une année de chaise vide », selon la présentation de son enquête de satisfaction concernant Interapi datée du 15 janvier. Ce départ s’ajoute à celui de la Coordination rurale en juin 2023 et à ceux l’Unaf et du SNA en 2022 (lire notre enquête sur le syndicalisme agricole). « Peut-on sérieusement considérer que l’amont est représenté lorsque les décisions semblent portées par trois têtes : un président (de la section apicole de la FNSEA, NDLR), la famille Michaud (négociant, NDLR) et un représentant des coopératives (FedApi, NDLR) ? Où est la pluralité syndicale ? Où est la diversité des modèles apicoles ? Où est la voix des producteurs indépendants ? », s’émeuvent les deux organisations.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…